Fiscalité · par Arnaud — Simupatri

Location nue 2026 : régime réel ou micro-foncier ? Le guide complet

🎯 La location nue en 60 secondes

Pour qui ? Tout investisseur qui hérite d’un bien, en achète un dans une zone tendue, ou préfère la simplicité de la location classique au meublé. Idéal pour les profils qui ont déjà un crédit en cours et veulent générer un déficit foncier pour réduire leur impôt.

Avantage clé : le déficit foncier imputable jusqu’à 10 700 €/an (ou 21 400 € pour la rénovation énergétique des passoires thermiques) sur le revenu global, particulièrement intéressant pour un bailleur qui réalise des travaux importants.

2 régimes possibles : micro-foncier (abattement 30 % automatique, recettes ≤ 15 000 €) ou réel foncier (déduction des charges réelles + déficit foncier).

Imposition : TMI + 17,2 % de prélèvements sociaux sur les revenus nets.

💡 Comment ça marche concrètement

La location nue (sans meubles, sans services) génère des revenus fonciers imposés dans la catégorie spécifique du même nom (article 14 CGI). Vous avez deux options fiscales :

Le micro-foncier (régime simplifié)

Pour les recettes annuelles ≤ 15 000 €. L’administration applique un abattement forfaitaire de 30 % sur vos loyers bruts, sans avoir à justifier les charges (article 32 CGI). Vous payez l’impôt sur 70 % des loyers à votre TMI + 17,2 % de prélèvements sociaux.

📝 Limite : pas de déficit foncier possible. Si vos charges réelles dépassent 30 %, vous payez quand même l’impôt sur 70 % des loyers.

Le régime réel foncier

Vous déduisez les charges réelles (article 31 CGI) :

  • Intérêts d’emprunt (et frais bancaires)
  • Charges de copropriété non récupérables
  • Taxe foncière
  • Primes d’assurance (PNO, GLI)
  • Frais de gestion (agence, comptable)
  • Travaux d’entretien et de réparation (mais pas d’agrandissement)

Si charges > loyers, vous générez un déficit foncier imputable (article 156, I, 3° CGI) :

  • 10 700 €/an sur le revenu global pour la fraction hors intérêts
  • 21 400 €/an pour les travaux de rénovation énergétique sur passoires thermiques
  • 10 ans de report sur les revenus fonciers des années suivantes pour le solde

💡 L’idée centrale : le régime réel devient avantageux dès que vos charges réelles dépassent 30 % des loyers (le seuil du micro-foncier). En pratique, c’est presque toujours le cas si vous avez un crédit en cours.

👤 C’est fait pour vous si…

  • ✅ Vous avez un bien à louer (héritage, achat, ou conversion d’une ancienne résidence)
  • ✅ Vous ne voulez pas vous embêter avec le mobilier et les locataires courte durée
  • ✅ Vous cherchez à stabiliser un patrimoine (locataires plus longs en moyenne qu’en meublé)
  • ✅ Vous avez un crédit en cours ou des travaux importants à venir → le déficit foncier devient un levier fiscal
  • ✅ Vous enchaînez des acquisitions avec travaux importants : chaque opération génère un déficit foncier qui se reporte sur les revenus fonciers des 10 années suivantes. En multipliant les opérations, vous décalez durablement votre imposition foncière (stratégie patrimoniale offensive).
  • ✅ Vous préférez la simplicité administrative (pas de comptabilité d’amortissement comme en LMNP réel)

Ce n’est pas pour vous si : vous voulez éviter le plafond de loyer des zones tendues, ou vous n’avez aucun crédit ni travaux prévus (dans ce cas le micro-foncier ou le LMNP sont souvent plus simples ou plus avantageux — à comparer au cas par cas).

💰 Est-ce que ça réduit vos impôts ?

Oui, mais indirectement : la location nue n’est pas une niche fiscale (pas de réduction directe d’impôt) mais elle ouvre la voie au déficit foncier, un mécanisme qui peut réduire à la fois votre fiscalité foncière et votre impôt sur les revenus salariés.

Le mécanisme du déficit foncier (régime réel)

Quand vos charges déductibles dépassent vos loyers, vous générez un déficit. Les charges déductibles comprennent en particulier les travaux d’entretien et de réparation — qui composent en pratique la plus grosse part du déficit pour un bailleur qui rénove son bien et constituent souvent le moteur même de l’intérêt du régime réel.

Composante du déficitImputation possible
Travaux d’entretien et de réparation + autres charges hors intérêts (taxe foncière, copro, assurances, gestion)Sur le revenu global (salaires…) jusqu’à 10 700 €/an (21 400 € pour rénovation énergétique passoires)
Intérêts d’empruntUniquement sur les revenus fonciers (pas sur le revenu global)
Solde non imputéReportable sur les revenus fonciers des 10 années suivantes

💡 Deux économies distinctes à ne pas confondre (l’erreur classique est de fusionner les deux) :

  1. Sur les loyers neutralisés par les charges : tout euro de loyer qui n’apparaît pas en revenu foncier imposable vous évite TMI + 17,2 % de prélèvements sociaux (~47,2 % à TMI 30 %). Pas de plafond ici — ça s’applique sur l’intégralité des loyers que les charges effacent.

  2. Sur les charges qui dépassent les loyers et s’imputent sur le revenu global (plafonnées à 10 700 €/an, ou 21 400 € en rénovation énergétique) : vous économisez uniquement votre TMI. Pas de prélèvements sociaux, car les revenus salariés ne sont pas soumis aux 17,2 %.

Exemple à TMI 30 % avec 10 000 € de loyers + 20 700 € de charges (dont travaux) :

  • 10 000 € de loyers neutralisés → 47,2 % × 10 000 = 4 720 € d’IR + PS épargnés
  • 10 700 € imputés sur le revenu global → 30 % × 10 700 = 3 210 € d’IR épargnés (pas de PS)
  • Total gain fiscal : 7 930 € sur l’année

⚠️ Engagement de 3 ans pour le régime réel : opter pour le réel (article 32 CGI) vous engage pour 3 ans irrévocables (l’année d’option + les 2 suivantes). Au-delà, vous pouvez revenir au micro chaque année si vos recettes restent ≤ 15 000 €.

⚠️ Condition de maintien du déficit imputé : pour conserver l’imputation sur le revenu global, vous devez continuer à louer le bien nu pendant les 3 années suivant l’imputation. Une vente ou un changement d’affectation (passage en meublé) avant ce délai peut faire requalifier le déficit.

📊 Cas concret : Sylvie, 55 ans, hérite d’un T3 à Nantes

ÉlémentValeur
Âge55 ans
SituationVeuve, 2 enfants majeurs (3 parts fiscales)
Revenus du foyer80 000 €/an (TMI 30 %)
Bien héritéT3 ancien de 70 m² à Nantes (zone B1)
Valeur estimée280 000 €
Loyer marché950 €/mois → 11 400 €/an
Travaux à faire (avant location)18 000 € (cuisine, salle de bain, parquet)
Taxe foncière1 100 €/an
Charges copro non récupérables70 €/mois
CréditAucun (bien hérité)
Régime envisagéRéel foncier (à cause des travaux la 1ʳᵉ année)

Année 1 (avec travaux 18 000 €) :

PosteMontant
Loyers (10 mois × 950 €)9 500 €
Charges déductibles-2 200 €
Travaux d’entretien et rénovation-18 000 €
Résultat foncier-10 700 €
Imputation sur revenu global-10 700 € (jusqu’au plafond)
Économie d’IR + PS sur 9 500 € de loyers neutralisés (47,2 %)4 484 €
Économie d’IR sur 10 700 € imputés sur revenu salarié (30 %)3 210 €
Économie fiscale totale année 1~7 694 €
Solde reporté sur revenus fonciers années suivantes0 € (déjà absorbé)

Année 2 et suivantes (régime réel maintenu) :

PosteMontant
Loyers annuels11 400 €
Charges déductibles-2 200 €
Revenu foncier net9 200 €
Impôt sur revenu (TMI 30 %)-2 760 €
Prélèvements sociaux 17,2 %-1 580 €
Cash-flow net annuel+ 4 860 €

🎯 Verdict : Sylvie économise ~7 694 € d’impôt en année 1 grâce aux travaux et au déficit foncier (combinaison des 4 484 € épargnés sur les loyers neutralisés et des 3 210 € épargnés sur la part imputée à ses salaires), puis génère ~4 860 €/an de revenu net sur la durée. Sur 10 ans : ~48 600 € de revenus nets + 7 694 € d’économie fiscale + valorisation du bien.

💡 Si Sylvie n’avait pas eu de travaux importants, le micro-foncier aurait pu être plus avantageux : 11 400 € × 70 % = 7 980 € imposable × 47,2 % (TMI + PS) = 3 770 € d’impôt, soit un revenu net de 7 630 €/an — supérieur au régime réel sans déficit (4 860 €). Il faut comparer chaque année selon le poids des charges, sans oublier que l’option pour le réel engage pour 3 ans.

🏠 La plus-value à la revente

La location nue suit le régime classique des plus-values immobilières des particuliers (articles 150 U et suivants du CGI) :

  • Impôt sur la plus-value : 19 % de la plus-value brute, dégressif → 0 € à 22 ans de détention
  • Prélèvements sociaux : 17,2 % de la plus-value brute, dégressifs → 0 € à 30 ans
  • Surtaxe au-delà de 50 000 € de plus-value (2 à 6 % supplémentaires)

Avantage par rapport au LMNP réel : pas de réintégration des amortissements à la revente. La plus-value est calculée simplement sur (prix de vente − prix d’acquisition − frais − travaux justifiés).

💡 Forfait travaux 15 % : si vous détenez le bien depuis plus de 5 ans, vous pouvez opter pour un forfait de 15 % du prix d’achat à la place des factures réelles. Utile si vous avez perdu les justificatifs ou si les travaux ont été faits par vous-même sans facture.

⚠️ Cas particulier — bien hérité : votre prix d’acquisition est la valeur déclarée à la succession (et non zéro), ce qui réduit considérablement la plus-value taxable.

⚠️ Les 5 pièges à éviter

1. ❌ Rester en micro-foncier alors que le réel est gagnant

Si vous avez un crédit, des travaux, ou une copropriété chargée, le régime réel est presque toujours plus avantageux. Le micro est souvent un choix par défaut paresseux qui coûte 1 000 à 3 000 €/an d’impôt en trop.

Vérification gratuite : lancez la simulation des deux régimes en parallèle sur le simulateur Location Nue Simupatri — il calcule le gagnant en 30 secondes.

2. ❌ Confondre travaux déductibles et travaux non-déductibles

Au régime réel :

  • Déductibles : entretien, réparation, amélioration sans agrandissement
  • Non-déductibles : construction, agrandissement, surélévation, changement de destination

Les travaux non-déductibles ne sont pas perdus : ils s’ajoutent au prix d’acquisition pour réduire la plus-value future. Mais ils ne réduisent pas votre impôt sur le revenu de l’année.

⚠️ Certains bailleurs requalifient discrètement des travaux d’agrandissement en « entretien » dans leur 2044. Ça marche… jusqu’au redressement fiscal. L’administration croise les déclarations avec les autorisations d’urbanisme (permis de construire, déclaration préalable) et peut remonter sur 3 ans en cas de contrôle, avec intérêts de retard et pénalités. Si vous avez un doute sur la nature d’un poste, posez la question écrite à votre centre des impôts avant déclaration.

3. ❌ Oublier la condition des 3 ans pour le déficit foncier

Si vous imputez un déficit sur votre revenu global puis vendez ou passez en meublé dans les 3 ans qui suivent, l’administration peut requalifier l’opération et vous réclamer l’impôt économisé.

4. ❌ Choisir le régime réel pour un seul lot, oublier les autres

Si vous optez pour le réel sur un bien, tous vos biens loués nus doivent être au réel. Pas de mix. Vérifiez avant l’option.

5. ❌ Cumul Denormandie + déficit foncier mal calibré

Sur un bien en Denormandie, les travaux qui ont servi de base à la réduction d’impôt ne peuvent pas être en plus déduits comme charges pour générer un déficit foncier (interdiction du double avantage). Seules les charges et les travaux hors assiette Denormandie peuvent générer du déficit. À simuler précisément avant l’achat pour ne pas se planter sur la répartition.

📚 Comparaison rapide avec d’autres régimes

CritèreLocation nue (réel)Location nue (micro)LMNP réelLMNP micro-BIC
Plafond de recettesAucun15 000 €77 700 €77 700 € (50 % abattement)
Abattement / déductionCharges réelles30 % forfaitCharges + amortissement50 % forfait (longue durée)
Déficit imputable RGOui (10 700 €)NonNon (BIC, reportable)Non
Plus-value à la reventeRégime particulierRégime particulierRéintégration amortiss.Régime particulier
ComptabilitéModérée (formulaire 2044)Aucune (case 4BE)Lourde (comptable conseillé)Aucune
Idéal pourCrédit + travauxBien hérité sans chargeCash-flow long termeSimplicité + revente

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Le bon régime dépend de votre TMI, de vos charges, et de votre stratégie de revente. Simulez votre cas exact :

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Le simulateur Simupatri intègre automatiquement :

  • La comparaison micro-foncier vs réel foncier sur 25 ans
  • Le calcul du déficit foncier et de son imputation (10 700 € ou 21 400 €)
  • La projection de la plus-value à la revente dégressive
  • La comparaison avec un LMNP sur le même bien (la rentabilité relative dépend de votre TMI, de votre crédit et de votre stratégie de revente — c’est précisément pourquoi il faut simuler)

📚 Sources & références légales

Code général des impôts (CGI)

  • Article 14 CGI — définition des revenus fonciers (champ d’application)
  • Article 31 CGI — charges déductibles au régime réel foncier (intérêts, travaux d’entretien et de réparation, taxes, assurances, gestion)
  • Article 32 CGI — régime micro-foncier (seuil 15 000 € de recettes brutes, abattement forfaitaire 30 %, option pour le réel irrévocable 3 ans)
  • Article 156, I, 3° CGI — déficit foncier imputable sur le revenu global (plafond 10 700 €/an, rehaussé à 21 400 €/an pour les travaux de rénovation énergétique sortant le bien d’une étiquette E, F ou G)
  • Article 150 U CGI — plus-values immobilières des particuliers (cadre général, exonérations, abattements pour durée de détention 22 ans IR / 30 ans PS)

Bulletin officiel des finances publiques (BOFiP)

  • BOI-RFPI-DECLA-10 — régime micro-foncier (conditions d’application, seuil 15 000 €, abattement 30 %)
  • BOI-RFPI-BASE-20 — détermination du résultat foncier, charges déductibles (travaux, intérêts, copropriété, assurances)
  • BOI-RFPI-BASE-30-20 — modalités d’imputation des déficits fonciers (plafond 10 700 €, condition de location 3 ans, report 10 ans)
  • BOI-RFPI-BASE-30-20 § rehaussement temporaire — rehaussement temporaire à 21 400 € pour rénovation énergétique des passoires thermiques (loi de finances rectificative pour 2022, art. 12 ; décret n° 2023-297 du 21 avril 2023)
  • BOI-RFPI-DECLA-30 — obligations déclaratives (formulaire 2044 au réel, case 4BE de la 2042 au micro)
  • BOI-RFPI-PVI-10-40 — exonérations de plus-values immobilières (résidence principale, durée de détention, etc.)

⚠️ Cet article est à titre informatif. La fiscalité de la location nue (régime micro-foncier vs réel, déficit foncier, condition de maintien des 3 ans, articulation avec les régimes spéciaux Pinel/Denormandie/Loc’Avantages) évolue régulièrement. Faites valider votre cas avec un expert-comptable spécialisé en immobilier ou votre centre des impôts avant toute décision d’investissement, d’option fiscale ou de cession.


Pour aller plus loin :

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre micro-foncier et régime réel foncier ?

Le micro-foncier applique un abattement forfaitaire de 30 % sur les loyers, sans tenir de comptabilité, et s'applique de plein droit pour les recettes ≤ 15 000 €/an. Le régime réel déduit les charges réellement supportées (intérêts d'emprunt, taxe foncière, charges, travaux) et permet de générer un déficit foncier imputable sur le revenu global. Le réel devient avantageux dès que les charges réelles dépassent 30 % des loyers.

Qu'est-ce que le déficit foncier et combien peut-on imputer ?

Quand vos charges déductibles dépassent vos revenus fonciers, vous générez un déficit foncier. La fraction issue des charges (hors intérêts) est imputable sur votre revenu global jusqu'à 10 700 €/an, voire 21 400 €/an pour les travaux de rénovation énergétique sortant le bien d'une étiquette E, F ou G (mesure prolongée). Le solde est reportable sur les revenus fonciers des 10 années suivantes. La fraction issue des intérêts d'emprunt est uniquement reportable sur les revenus fonciers, pas sur le revenu global.

Peut-on choisir entre micro-foncier et régime réel ?

Oui, mais avec des conditions. Le micro-foncier s'applique de plein droit si vos recettes sont ≤ 15 000 € et que vous n'avez aucun bien soumis à un régime spécial (Pinel, Denormandie, etc.). Si vous voulez le réel, vous devez l'opter expressément, et l'option est irrévocable pendant 3 ans. Au-delà, vous pouvez basculer chaque année.

Les travaux d'entretien sont-ils tous déductibles au régime réel ?

Non. Sont déductibles : les travaux d'entretien et de réparation (peinture, plomberie, électricité, ravalement, rénovation chaudière). Sont non-déductibles : les travaux de construction, agrandissement, surélévation ou changement de destination — ces derniers s'ajoutent au prix d'acquisition et réduiront la plus-value à la revente. Distinction importante à valider avec son comptable ou son centre des impôts.

Quel régime est meilleur si je n'ai pas d'emprunt ?

Sans emprunt et avec peu de charges, le micro-foncier est généralement plus avantageux : son abattement forfaitaire de 30 % couvre largement vos charges réelles. Le réel devient intéressant à partir de 30-35 % de charges sur recettes (souvent le cas avec un crédit en cours, des travaux ou une copropriété chargée).

La location nue ouvre-t-elle droit à une réduction d'impôt ?

Pas en soi : la location nue classique ne donne aucune réduction d'impôt directe. Mais deux leviers permettent quand même de réduire votre fiscalité : (1) le mécanisme du déficit foncier au régime réel, qui peut imputer jusqu'à 10 700 €/an (ou 21 400 € en rénovation énergétique) sur votre revenu global — particulièrement efficace si vous faites des travaux importants ; et (2) le cumul avec un dispositif spécifique offrant une vraie réduction d'impôt : Denormandie (achat ancien à rénover en commune ACV/ORT), Loc'Avantages (convention Anah avec loyer plafonné), Malraux (restauration en site patrimonial) ou Monuments Historiques. Chacun a ses propres conditions et plafonds — ces dispositifs et le déficit foncier peuvent souvent se combiner.

Comment passer du micro-foncier au régime réel ?

Vous devez exercer l'option lors de votre déclaration de revenus en remplissant le formulaire 2044 (au lieu de simplement reporter vos loyers en 2042 case 4BE). L'option est irrévocable pendant 3 ans, puis reconductible année par année. Pensez à conserver toutes les factures et justificatifs de charges dès la première année.

Le déficit foncier reste-t-il valable si je vends le bien ?

Oui pour la fraction déjà imputée sur le revenu global. Mais attention : le report sur les revenus fonciers des 10 années suivantes est conditionné à la conservation du bien en location nue pendant les 3 années suivant l'imputation. Si vous vendez ou changez d'affectation avant ce délai, l'administration peut remettre en cause le déficit imputé sur le revenu global.